pourquoi les avions s'envolent plus haut que les oiseaux ? tu crois que les étoiles sont suspendus là-haut ? pourquoi le ciel est-il si haut ?

pourquoi les avions s'envolent plus haut que les oiseaux ? tu crois que les étoiles sont suspendus là-haut ? pourquoi le ciel est-il si haut ?
je te nomme maître de l'éphémère
toi le gardien du nom
toi l'emblême des insolences
toi le mastodonte farceur qui joue
à la bête mythologique
et prend plaisir à étirer le temps
quand on te fête comme une idole

toi tu rêves en effaçant tes rêves
tu pleures avec les chevaux d'Achille
devant la dépouille de Patrocle
tu ris du spectre de Tamerlan
qui dans un ciel vide
cherche où attacher sa monture
et tu ne renonces jamais aux licornes

toi tu galopes en assomant les pierres
tu sais que ta force impressionne
avec ses reflets d'argent
mais tu as l'oeil câlin sous le toupet
presque confiance dans les matins du monde
au fond tu n'es pas sérieux
et tu as dix-sept ans

# Posté le dimanche 13 septembre 2009 09:04

de retour !

# Posté le dimanche 12 juillet 2009 10:24

Modifié le samedi 22 août 2009 04:39

Pami ...

Pami ...
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pamela de la dime.6 carottes.trait du nord.

Il ya de cela six ans , dans le ventre d'une jument , se mélangeaient ces ingrédients : La légèreté de l'oiseau ; la souplesse du roseau ; et la vivacité du ruisseau .
Fin mai , un petit hennissement, annonça l'arrivée du grand événement , que les couleurs du printemps et le vent, saluèrent de leurs applaudissements. " C'est une fille ! " piallèrent les oiseaux. " Qu'elle est belle !" dit le bruissement des roseaux , " Elle est comme l'océan " murmura le ruisseau. Dame Lune lui offrit son croissant , Une Licorne lui insuffla de son sang , Le Dieu Soleil lui offrit son brillant. Elle est aussi fine que moi, dit le roseau ; Elle sera aussi rapide que nous, dirent les oiseaux ; Elle est digne d'un Roi, dit le ruisseau. Ce ne fut pas un cheval mais un humain, qui un soir croisa son chemin . Séduit par sa majesté, il décida de l'acheter, et espéra de cette dame, obtenir l'amitié.

Nul ne sait où nous conduirons nos matins, Mais si, sur ma route j'ai croisé ton destin, Saches, Pamela, que ce dont j'ai rêvé, C'est que nous soyons heureux de nous retrouver.


# Posté le vendredi 14 novembre 2008 12:32

Modifié le mardi 21 avril 2009 08:21

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kamille.14 carottes.éternelle peter pan.




# Posté le vendredi 14 novembre 2008 13:03

Modifié le mercredi 22 avril 2009 07:59

J'ai aimé un cheval — qui était-ce ? — il m'a bien regardé de face, sous ses mèches. Les trous vivants de ses narines étaient deux choses belles à voir — avec ce trou vivant qui gonfle au-dessus de chaque ½il. Quand il avait couru, il suait : c'est briller ! — et j'ai pressé des lunes à ses flancs sous mes genoux d'enfant... J'ai aimé un cheval — qui était-ce ? — et parfois (car une bête sait mieux quelles forces nous vantent) il levait à ses dieux une tête d'airain : soufflante, sillonnée d'un pétiole de veines.

J'ai aimé un cheval — qui était-ce ? — il m'a bien regardé de face, sous ses mèches. Les trous vivants de ses narines étaient deux choses belles à voir — avec ce trou vivant qui gonfle au-dessus de chaque ½il. Quand il avait couru, il suait : c'est briller ! — et j'ai pressé des lunes à ses flancs sous mes genoux d'enfant... J'ai aimé un cheval — qui était-ce ? — et parfois (car une bête sait mieux quelles forces nous vantent) il levait à ses dieux une tête d'airain : soufflante, sillonnée d'un pétiole de veines.
J'ai attrapé une maladie vieille comme l'humanité et contre laquelle n'existe, à ce jour, aucun remède. Ceux qui ont été épargnés en sourient, parfois s'en gaussent. Ils ont tort. Elle paraît en effet anodine, négligeable, divertissante, elle est insidieuse, exigeante, avant de devenir tyrannique. Elle ne laisse aucun répit. Elle n'admet aucun rival. Elle exige qu'on lui sacrifie beaucoup de temps, une dispendieuse énergie, toutes ses économies, son corps et, qui sait, son âme. À l'instar de certaines religions, elle promet le paradis après qu'on a bien souffert et qu'on s'est bien effacé. Elle déteste les paresseux et les lâches. Elle est effrayante et magnifique. Il arrive qu'on en meure. C'est la fièvre du cheval. »




« Aujourd'hui , je sais . Aujourd'hui, j'en aie l'intime conviction :
il existe près de nous des chevaux , qui en un regard , vous transperce le coeur et font s'effondrer toutes les barrières.

# Posté le dimanche 16 novembre 2008 07:11

Modifié le mardi 21 avril 2009 14:33